"Elles sont belles les
couleurs sur ta robe !..." avait-il répondu, rêveur, à la maîtresse qui
lui demandait de répéter les syllabes écrites au tableau.
"Sébastien sera
un artiste, Madame, j'en suis sûre !" avait affirmé l'institutrice.
Clairvoyante ? Pas tant que ça...
A cinq ans, le
petit CAFIERO manie déjà pinceaux, crayons et peinture à l'huile avec
un naturel déconcertant.


Ne en 1986, il
est passionné par la nature qui l'entoure. A douze ans, il se lance
dans la création de bonsaïs, dont les formes souvent tourmentées le
fascinent.
Sa bête noire ?
L'école ! Apprendre ? Quel ennui ! Découvrir ? Là, oui !! Et créer....

D'une extrême
sensibilité (que cache une certaine froideur apparente), il est
travaillé depuis longtemps par des thèmes graves : l'injustice des
hommes,
la souffrance des plus faibles, l'avenir de la planète et de l'humain
et... la mort, qu'il ne dissocie pas de la vie.
Après deux ans et
demi d'étude de l'art à l'ERAA de Bar-sur-Loup, (où il découvre
qu'on peut aimer les "profs" !) le besoin de s'exprimer de façon très
personnelle se fait de plus en plus pressant.
Il se lache alors véritablement : ses couleurs sont aussi vives que ses thèmes sont sombres, jetés sur de très grandes toiles.
En Juin 2005, le sculpteur TASSOU remarque une de ses peintures lors de l'exposition de fin d'année de l'ERAA.
Le courant passe,
puis l'amitié. Il lui propose d'exposer pour la première fois, dans le
cadre des "Vendredis de la Poissonnerie" à Grasse, en Novembre.
Depuis, CAFIERO
n'a pas délaissé l'ERAA pour autant. Mais en dehors des cours, il peint
encore et encore...
Il peint ce qu'il
ressent, en liberté, avec force, couleurs, matière, au risque de
dérouter souvent, de choquer parfois, voire de déplaire... mais sans
jamais laisser indifférent.
Visages
tourmentés, corps torturés, mouvements puissants, couleurs vives,
ombres très noires, impression de relief, "surexpriment" le ressenti à
fleur de peau de l'artiste.
Il vient de donner vie à l'ULTRAEXPRESSIONNISME";